
Analyse
The Packaging Pulse : les nouvelles tendances du marché canadien de l’emballage
Comment les fabricants peuvent décrypter les signaux qui se cachent derrière une composition stable du marché de l’emballage et transformer la durabilité, la distribution et les changements réglementaires en avantage concurrentiel.
10 septembre 2026, 2 minutes de lecture
Points clés
La composition globale du marché canadien de l’emballage évolue progressivement, mais la tendance varie considérablement selon les formats : les canettes et les sachets ont progressé en volume, tandis que les bouteilles, les briques et les boîtes ont reculé.
Les ventes d’emballages durables ont globalementreculé de 34,7 %, mais les cartons, bouteilles, sachets, sacs et paquets présentant des arguments en faveur du développement durable ont tous affiché des poches de croissance.
La distribution devient un indicateur décisif de l’ampleur future du marché, en particulier pour les cartons durables, dont la disponibilité en magasin a augmenté de quatre points de pourcentage d’une année sur l’autre.
Un marché de l’emballage stable peut tout de même receler des évolutions significatives
À première vue, le marché canadien de l’emballage semble stable, mais l’évolution des parts de marché de chaque type d’emballage est plus révélatrice. Les ventes de boîtes de conserve et de sachets ont chacune augmenté de 1,1 %, tandis que celles des cartons ont reculé de 0,9 %, celles des bouteilles de 2,5 % et celles des emballages en carton de 2,6 %.
Le développement durable marque un nouveau départ
Prise isolément, la baisse globale des unités d’emballages durables pourrait suggérer un essoufflement de la dynamique. Cependant, les données au niveau des formats fournissent des informations plus pertinentes : certaines allégations de durabilité gagnent du terrain alors même que le marché global se contracte.
Les cartons portant des allégations de développement durable ont enregistré une hausse de 85 400 unités, soit une progression de 32,6 %, tandis que les bouteilles ont progressé de 57 800 unités, soit une hausse de 16,0 %. Les sachets ont augmenté de 36,6 %, les sacs de 31,8 % et les paquets de 67,2 %. Les sachets ont connu la plus forte croissance en pourcentage ; les cartons ont quant à eux généré la plus forte augmentation en nombre d’unités parmi les formats présentés.
La REP modifie la rentabilité de l’emballage
La transition du Canada vers des programmes de responsabilité élargie des producteurs renforce la responsabilité des fabricants en matière de collecte, de recyclage et de valorisation des emballages. L’emballage devient bien plus qu’un simple choix de conception : il est lié aux coûts de fin de vie, à la complexité opérationnelle et à la conformité réglementaire.
La question stratégique est de savoir quelle option peut améliorer les performances en matière de recyclabilité et de valorisation, soutenir le produit et l’occasion d’achat, se déployer à grande échelle dans le commerce de détail et renforcer la rentabilité du portefeuille. Les équipes commerciales, réglementaires, de la chaîne d’approvisionnement et des marques doivent prendre cette décision ensemble.
Ce que les fabricants doivent faire ensuite
- Analyser le portefeuille de produits, et pas seulement la moyenne du marché. Distinguer la part de marché par format, la croissance en volume, les performances en matière de durabilité et la distribution pour identifier les véritables sources de dynamique.
- Distinguer les gains de distribution des gains de rotation. Une disponibilité plus large peut générer de la croissance, mais une augmentation des volumes sans élargissement de la distribution peut révéler une demande plus forte de la part des consommateurs dans les points de vente existants.
- Élaborer une feuille de route pour des emballages adaptés à la responsabilité élargie du producteur (REP). Évaluer conjointement la recyclabilité, les coûts de récupération, la faisabilité opérationnelle et les performances en magasin, plutôt que de traiter la conformité comme un axe de travail distinct.
